11 OC ou 22 octobre 2014

 11 : la résolution

OC : le chien

 

loli-5

Mots clefs : Coopératif, loyal, constant, serviable, travaille en équipe, recherche la variété.                     

Défi de vie : Atteindre la maturité émotionnelle.                             

Solution de vie : Corriger ses excès..

 

Vous

Tendance Du Jour : La Libération

L’expérience Nous Donne L’occasion De Connaître Et De Ressentir. Il Faut Savoir L’écouter. Chaque Erreur Commise Est Sujette À Compréhension Et Permet D’avancer. Souvenez-Vous Des Émotions Vécues, De Ce Qui Vous A Fait Souffrir, Pour Ne Pas Recommencer Sans Cesse Les Mêmes Schémas. Libérez-Vous Des Illusions Provoquées Par Des Sentiments À Tendance Dramatique Qui Ne Vous Conviennent Plus. Construisez-Vous Pour Faire De Vous-Même Un Être Neuf Grâce À Une Vision Plus Éclairée De La Vie.

Vous Et Les Autres

Tendance Du Jour : La Fidélité

Apprenez À Marcher Dans Les Mocassins Des Autres. Essayez De Comprendre Chacun Dans Ses Différences. Vous Pouvez Être Aujourd’hui Un Compagnon Dévoué Et Même Un Guérisseur, Harmonisant La Vie Des Autres Grâce À Votre Esprit Humaniste, Élargissant Leur Conscience Pour Leur Ouvrir La Voie Vers D’autres Perspectives. Mais Si Vous N’êtes Pas Bien Perçu(E), Pardonnez Car Il Est Dans Notre Nature De N’être Pas Semblables Ni Dans Notre Sensibilité Ni Dans Notre Degré D’ouverture.


 

Christophe de Margerie, Chief Executive Office of French oil company Total, attends the company's 2008 annual results presentation in Paris

Christophe de Margerie, PDG du groupe pétrolier Total, vient de décéder dans un accident d’avion sur la piste de l’aéroport de Vnoukovo près de Moscou après avoir s’être entretenu avec Dmitri Medvedev au sujet des investissements étrangers en Russie. Christophe de Margerie militait contre les sanctions occidentales et avait tissé des liens d’amitié avec le gouvernement russe.

La firme Total est implantée depuis 1991 en Russie et malgré les sanctions elle a continué à investir dans le pays où elle est impliquée dans divers projets qui se chiffrent en pillards de dollars.

La mort tragique de son PDG coïncide avec une période de grands bouleversements à la tête de grandes firmes du secteur énergétique français.


En quelques jours, c’est tout d’abord Henri Proglio le PDF d’EDF qui a vu la fin de son mandat au profit de Jean-Bernard Lévy, actuel patron de Thales. Cette nomination doit être approuvée officiellement lors d’une assemblée générale le 21 novembre à la veille de la fin officielle du mandat d’Henri Proglio.

Chez Areva, Luc Oursel, a annoncé lundi son départ pour des raisons de santé, obligeant le groupe nucléaire, en difficulté dans un secteur en crise depuis le désastre de Fukushima, à lui trouver rapidement un successeur. Areva a fait savoir qu’une assemblée générale doit se tenir le 9 décembre.

Chez GDF Suez, Gérard Mestrallet qui va bientôt atteindre la limite d’âge de 67 serait prêt à anticiper son départ de son poste de directeur général et abandonner la direction opérationnelle de l’entreprise.

Le conseil d’administration doit se prononcer sur la nomination d’Isabelle Kocher, actuelle directrice financière, en tant qu’administrateur et directrice générale déléguée du groupe, en remplacement de Jean-François Cirelli.
Cela placerait cette ancienne cadre de la Compagnie Financière Edmond de Rothschild en position de favorite pour succéder à Gérard Mestrallet à la tête du géant mondial de la production et de la distribution de gaz.

 



La Russie, pays clé pour Total malgré les tensions avec l'Europe

Le patron de Total, Christophe de Margerie, a été tué dans un accident d'avion près de Moscou alors qu'il quittait la Russie, un pays dont le pétrolier français ambitionne de faire sa première source de production d'hydrocarbures d'ici 2020. 

Le groupe, présent en Russie depuis 1991, y affiche déjà une production de 207.000 barils équivalent pétrole par jour (bep/j) en 2013. 

Elle est issue du champ de Kharyaga, dans lequel Total détient une participation de 40% et de sa présence au capital de la société Novatek (18%), qui produit plus de 10% du gaz russe, selon les données communiquées par le groupe français. 

Total est par ailleurs associé à Novatek, ainsi qu'au Chinois CNPC, dans le projet Yamal LNG de construction d'une usine géante de liquéfaction de gaz naturel, en Sibérie. 

Total détient 20% de ce projet, contre 60% pour son partenaire russe et 20% pour CNPC. 

Les tensions entre la Russie et l'Europe nées de la crise ukrainienne n'ont pas réduit les ambitions de Total dans ce pays, à l'image de tous les géants mondiaux du pétrole. 

Le groupe français doit certes revoir le financement du projet Yamal pour faire face aux sanctions économiques prises par les Etats-Unis qui ont coupé tout accès à des financements en dollar, mais les opérations n'ont pas été interrompues et le projet devrait démarrer comme prévu en 2017, estimait fin septembre le directeur financier du groupe Patrick de La Chevardière. 

En mai dernier, au moment où les relations entre la Russie et l'Europe étaient au plus mal, le pétrolier français s'est également associé au russe Lukoïl pour explorer et exploiter les immenses réserves de pétrole de schiste du gisement de Bazhenov en Sibérie occidentale. 

D'autres projets sont actuellement en développement, comme celui autour du champ de gaz à condensats de Termokarstovoye, d'une capacité estimée par Total de 65.000 bep/j et dont la production doit démarrer en 2015. 

Total est également associé à Gazprom dans le projet d'exploitation du gisement gazier géant de Chtokman, en mer de Barents, pour lequel les deux groupes cherchent une solution rentable d'exploitation. 

Alors que la Russie est un pays clé de la stratégie de développement de Total, Christophe de Margerie, également coprésident du conseil économique franco-russe, s'était à plusieurs reprises exprimé contre une position trop sévère vis-à-vis de la Russie. Début septembre, il avait ainsi jugé que les sanctions étaient une voie sans issue et qu'il fallait privilégier un dialogue constructif avec Vladimir Poutine. 

Lundi soir, dans sa dernière allocution publique à Moscou devant des hommes d'affaires et le Premier ministre russe Dmitri Medvedev, Christophe de Margerie avait estimé qu'elles étaient à la fois injustes et improductives

Il a rappelé que la stratégie du groupe n'a absolument pas changé. Nous sommes engagés envers la Russie. 

Le président russe, Vladimir Poutine, a déploré mardi la perte d'un vrai ami de la Russie, à l'origine de plusieurs grands projets communs qui ont jeté les bases d'une coopération fructueuse entre la Russie et la France dans le domaine énergétique pour des années.


 

Déni de réalité, mensonges et propagande : l’inquiétante position de l’Amiral John Kirby, porte-parole du

Pentagone, sur l’Ukraine, la Russie, et l’OTAN - Octobre 2014

 

Cette vidéo est une capsule de l'excellente chaîne Russia Today où l'Amiral John Kirby, porte-parole officiel du Pentagone, est interrogé par le journaliste Matt Lee d'Associated Press. 

Suite à une déclaration de Chuck Hagel, secrétaire à la Défense sous l'administration Obama, affirmant que "l'armée russe se trouverait maintenant aux portes de l'OTAN", le journaliste Matt Lee fait remarquer alors à l'Amiral John Kirby qu'en réalité c'est l'inverse : c'est l'OTAN qui n'a cessé d'avancer ses forces depuis des années vers l'Est, la Russie, elle, n'ayant pas bougé d'un millimètre avec ses forces armées vers l'Ouest. 

Il faut tout de même rappeler que dès qu'un nouveau pays entre dans l'Europe, l'OTAN (Organisation Terroriste de l'Atlantique Nord) le pénètre systématiquement. S'en suit une joute verbale, un véritable dialogue de sourd, où la mauvaise foi et l'obstination presque hystérique de l'Amiral John Kirby font peur : il commence à croire à ses propres mensonges, il devient mytho. 

Cette vidéo illustre le degré de cynisme et le déni de réalité qui ont saisi les plus hautes sphères du commandement américain. Avec de pareilles énergumènes, à la limite de la psychopathie, aux postes de commandes les plus importants, le monde court inéluctablement à sa perte. 

 


 

 

Le business des armes s’envole


Cloture de la Bourse de New York
 La guerre est le plus fructueux des business. C'est à ce moment-là que les grandes fortunes se font. Heureusement, le pays radieux de la liberté d'entreprendre est toujours en guerre. Cette fois, ce sont l'Irak et la Syrie qui rapportent. 

Il y a à peine un an - avec le retrait des troupes de l'Irak et de l'Afghanistan et les coupes annoncées dans le budget militaire - les gros actionnaires des industries guerrières états-uniennes voyaient en noir l'avenir de leurs profits. Mais à présent, avec les opérations militaires du Pentagone en Syrie et en Irak et la nouvelle confrontation avec la Russie, l'avenir est redevenu radieux. 

Le 23 septembre, premier jour des attaques aériennes en Syrie, deux navires états-uniens ont lancé 47 missiles Tomahawk, chacun d'un coût de 1,4 millions de dollars, en détruisant des sites pétrolifères et autres installations syriennes sous le prétexte qu'ils étaient aux mains de l'Émirat Islamique. Quelques jours après la firme Raytheon, productrice des Tomahawk, a emporté l'adjudication d'un contrat de 251 millions de dollars pour la fourniture d'autres missiles et ses actions ont augmenté de 4 % en moins d'un mois, alors que l'indice général en Bourse est descendu dans la même période de 2 %. Des augmentations analogues ou supérieures ont été enregistrées par les autres plus grands contractants du Pentagone : Northrop Grumman +4 %, General Dynamics +4,5 %. Les actions de Lockheed Martin, qui produit entre autres les missiles Hellfire de plus en plus utilisés par les drones Reaper de General Atomics, ont enregistré une augmentation record de 9,5 %. Lockheed encore a lancé le 18 octobre le septième navire de combat de littoral (LCS) qui, doté d'une haute manœuvrabilité et capacité de naviguer dans des fonds peu profonds, peut s'approcher des côtes ennemies pour lancer des attaques en profondeur dans le territoire. Peu de temps avant, en avril, avait été livré à la US Navy le premier des 10 navires d'assaut amphibie de la nouvelle classe America, d'où peuvent décoller aussi les chasseurs F-35 de Lockheed. 

Excellentes nouvelles aussi pour le business guerrier sur le front spatial. Le 10 octobre General Dynamics a expérimenté la liaison, par l'intermédiaire du système satellitaire Muos (dont une des quatre stations terrestres se trouve à Niscemi, en Sicile), entre un avion en vol sur le Pacifique et une base aux USA avec une capacité de transmission dix fois supérieure à la précédente. Le 14 octobre, la US Navy a installé le système d'arme Aegis de la firme Lockheed (dont sont déjà dotés de 74 de ses navires de guerre) dans la base Deveselu en Roumanie, qui devient la première base terrestre (la seconde sera en Pologne) du « bouclier » de missiles états-unien en Europe, dotée d'un radar Spy-1 et d'une batterie de missiles Sm-3 : ceux-ci -assure le Pentagone- « n'auront pas de capacité offensive mais seulement celle d'intercepter des missiles balistiques lancés par des pays hostiles » (avec un référence claire aussi à la Russie, qui devrait se fier à la parole du Pentagone à propos des missiles en Roumanie et Pologne qui ne seront pas pour l'attaque nucléaire). Le 17 octobre, a atterri à la base Vandenberg en Californie, après être resté 22 mois en orbite, l'avion spatial robot X-37B fabriqué par Boeing. Lancé dans l'espace par un missile, l'avion (long de 9 mètres et pesant 5 tonnes) est en mesure de rentrer de façon autonome à la base. Ce qu'est sa mission reste top secret, mais il y a des raisons fondées de penser qu'il est projeté pour mettre hors d'usage les satellites ennemis, avant de lancer une attaque nucléaire, ou même pour transporter des armes nucléaires dans l'espace. 

Rendant vaine la promesse de l'administration Obama de réduire le budget militaire, le Pentagone déclare que, comme « les États-Unis doivent rester en mesure de projeter leur propre puissance dans des aires où nous sont refusés l'accès et la liberté d'opérer, nous conserverons un vaste portefeuille de capacités militaires ». 

Ainsi continuera à se gonfler, avec des centaines de milliards de dollars transvasés des caisses publiques, le portefeuille des boss de l'industrie guerrière. 

L'épidémie d'Ebola en tant qu'opération de couverture

L'épidémie d'Ebola en tant qu'opération de couverture

Par La Voix de la Russie | La propagation de la fièvre Ebola à travers les pays et continents lève un vent de panique. Selon plusieurs experts, cette panique pèsera d'un poids supplémentaire sur les systèmes d'assistance médicale des pays occidentaux. En revanche, elle détournera d'une façon paradoxale l'attention de la société des problèmes les plus brûlants.

Les premiers indices de panique ont été constatés aux Etats-Unis où de l'huile sur le feu est jetée par les autorités américaines. La Maison Blanche, feignant l'optimisme et opposée, à première vue, à des mesures isolationnistes, semble prendre les choses au sérieux. La situation est aggravée par l'arrivée de l'hiver accompagné de toute sorte d'épidémies dans les pays de l'hémisphère nord.

Il y a une grande chance que les gens qui se laissent facilement aller à la panique, ayant senti le moindre malaise et ayant établi eux-mêmes un diagnostic mortel, se précipiteront vers les hôpitaux pour perturber le fonctionnement des établissements médicaux jusqu'à leur paralysie complète. Aux Etats-Unis des dizaines de cas de ce genre ont été déjà recensées. Il n'est pas exclu qu'en décembre il y en aura plusieurs centaines. Ensuite la loi des grands nombres entrera en action. C'est que les symptômes d'une grippe ressemblent à ceux de la fièvre mortelle. C'est pourquoi les hôpitaux américains préparent déjà des locaux supplémentaires pour les malades croyant qu'ils sont infectés par le virus Ebola.

Certains experts trouvent que ce thème surgit juste à temps du point de vue géopolitique. Le professeur de l'Université Lomonossov de Moscou Andreï Manoïlo signale :

« Le virus Ebola est assez dangereux. Mais la campagne médiatique en cours au sujet de l'épidémie détourne l'attention de l'opinion publique des événements mondiaux. La situation rappelle celle relative à l'épidémie de pneumonie atypique. Cette dernière a éclaté au moment où la coalition anti-Saddam en Irak a eu de graves problèmes. C'est une arme informatique capable en quelques semaines de semer la panique même parmi la population d'un grand pays ».

Les experts appellent Washington à ne pas exagérer dans ses efforts si la Maison Blanche souhaite en effet lutter contre la fièvre et ne tente pas d'utiliser Ebola en tant que moyen d'une guerre informatique qui a, selon Andreï Manoïlo, au moins deux aspects :

« D'abord, c'est la crise en Ukraine dont le règlement s'est retrouvé dans une certaine impasse. Tous s'attendent à ce que prochainement ce conflit rentrera dans une phase ouverte. Il va de soi qu'il faut en détourner l'attention de la communauté mondiale. En plus, le problème est dans le fait que la maladie a déjà gagné le territoire des Etats-Unis. Il a été notamment communiqué qu'un soldat noir de l'armée américaine a été contaminé. Il a été hospitalisé et son père dit dans des entretiens aux médias que le gouvernement utilise les Afro-Américains comme la chaire à canon. Un défi nouveau pourrait se poser au président Obama lourd de menace d'une destabilisation complexe du pays ».

Il est notoire que la peur gagne facilement la foule. D'autant plus que les Américains ont toutes les raisons d'être sérieusement préoccupés pour leur vie : la létalité de la fièvre Ebola est de 90%. Le fait que le virus a atteint les Etats-Unis produit un effet sérieux sur le psychisme des Américains qui se croient traditionnellement protégés contre les maux du reste du monde. La tentation est grande de mettre à profit cette situation dans l'intérêt des objectifs politiques du jour. Les événements des prochains mois démontreront combien erronées étaient les prévisions des partisans d'une nouvelle théorie du complot.


 

Kobane, une étape du plan de Washington pour renverser Assad

Kobane, une étape du plan de Washington pour renverser Assad
IRIB-le 20 octobre 2014 dans Etats-Unis, Hégémonie, Ingérence,
Syrie Ce qui se passe en ce moment en Syrie est d’une complexité inouïe tant les forces en présence sont nombreuses et les intérêts, même entre alliés ou présumés tels, contradictoires.

Les Etats Unis, on le sait, bombardent les positions de l’Etat Islamique en Irak et au Levant (EIIL ou EI, Daesh) dans le secteur de Kobane (Ayn al-Arab) ville kurde que cette organisation assiège et ailleurs en Syrie, détruisant au passage des infrastructures économiques qui permettent aux civils de survivre.

Le régime syrien aurait consenti à ces frappes.. A mon avis, il n’avait guère le choix et il doit s’estimer bien heureux de ne pas être ciblé directement par les attaques aériennes américaines.

J’écris directement parce que je considère qu’en dernière analyse, derrière l’EIIL, c’est le gouvernement syrien qui est visé.

C’est ce que je suggérais dans un précédent post en observant que l’affaiblissement et l’élimination de l’EIIL n’était pour les Etats Unis que le prélude à une nouvelle phase de la guerre anti-Assad menée par Washington, une phase qui passe par le recrutement d’une armée de mercenaires.

Et aussi par un retournement d’alliances pour les Kurdes de Syrie qui étaient alliés jusqu’à présent avec le régime syrien.

On comprend mieux maintenant pourquoi les bombardements menés par l’aviation américaine sur les forces de l’EIIl à Kobane ont été dans un premier temps marqués par une efficacité plus que douteuse : l’EIIL a été en quelque sorte l’instrument des Etats Unis pour persuader les Kurdes syriens de revoir leur position.

Le largage par les Américains d’armes destinées aux miliciens du PYD semblent confirmer le repositionnement des Kurdes dans une nouvelle phase de la stratégie américaine de lutte contre le régime syrien. Tout comme l’adoption par les USA et l’UE de nouvelles sanctions contre les régime syrien

Il va sans dire que tout cela n’augure rien de bon, ni pour la Syrie, ni pour la région à laquelle les Etats Unis et leurs alliés occidentaux semblent prêts à faire subir des années de violence et de chaos. [Djazaïri]

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Qui sortira vainqueur de Kobane (‘Ayn-al-‘Arab) ?

Ali, le correspondant en chef d’Angry Arab en Turquie m’a envoyé ce commentaire :

« Kobane : un coup gagnant pour les Etats Unis. Personne n’a encore attiré l’attention sur ce fait évident, mais à la vérité, qu’ont gagné l’Etat Islamique (EI, Daesh) , la Turquie ou les Kurdes syriens avec l’attaque surprise de l’EI sur Kobane. A part que les Etats Unis ont fait avancer leur agenda politique sous le mot d’ordre d’Obama qui est « d’affaiblir et de détruire l’EI »…

Premièrement, l’EI n’obtiendra rien s’il s’empare complètement de la ville kurde assiégée. Kobane n’a pas d’intérêt stratégique si on la compare avec d’autres objectifs potentiels pour l’EI avant qu’il se lance dans la campagne contre Kobane le 15 septembre : le premier objectif potentiel était à l’évidence la ville d’Azaz, une ville frontalière avec la Turquie située au nord d’Alep et qui a eu un rôle crucial pour l’approvisionnement d’autres groupes armés actifs dans la Syrie du nord. L’EI était à la porte d’Azaz.

Le second objectif potentiel était l’aéroport de Deir ezZor qui a été une base très importante pour le ravitaillement des troupes de l’armée syrienne présentes dans la ville assiégée. L’EI a lancé des attaques pour prendre cet aéroport mais avec de faibles effectifs comparées à l’attaque contre Kobane. Le troisième objectif potentiel était Hasakah au nord où les Kurdes contrôlent des puis de pétrole avec l’aide de facto de l’armée syrienne présente dans la ville. Kobane n’a pas de puits de pétrole, n’est pas une route logistique et l’EI contrôle déjà deux points de passage frontaliers dans la région. Il s’agit de Jarablus, à quelques kilomètres à l’ouest de Kobane et de Tall Abiad à l’est. Mais comme on le sait, l’EI a attaqué Kobane avec au moins 3 000 hommes avec un soutien d’artillerie, des tanks, des véhicules blindés, das canons anti-aériens montés sur des pick-ups. Et à cause de la résistance des miliciens kurdes du PYG et des frappes aériennes américaines, , l’EI payera un prix très élevé pour une ville sans importance particulière même s’il s’en empare complètement.

Deuxièmement, qu’a obtenu la Turquie quand on voit que les organes de presse occidentaux sont pleins de commentaires affirmant que la Turquie était derrière l’attaque de l’EI sur Kobane ? Erdogan est maintenant portraituré comme le ‘monstre derrière l’EI’ et un soulèvement kurde frappe soudain la Turquie et menace le soi-disant processus de paix. Et maintenant, le PYD de Syrie qui est affilié au PKK est en contact direct avec Washington, ce qui doit être un cauchemar pour Ankara.

Troisièmement, les Kurdes syriens qu se considèrent eux-mêmes comme « vainqueurs » étant donné que les Etats Unis les ont reconnus voient Kobane, la capitale de leur province de Rojava, tomber en ruines tandis que la majorité des civils ont fui vers la Turquie.

Les Etats Unis sont le seul gagnant, que vous le vouliez ou non… En effet, avec Kobane ils légitimisent leur opération contre l’EI aux niveaux international et régional, ils trouvent un ‘partenaire’ absolument stratégique avec les Kurdes de Turquie, et ils savent pouvoir librement dicter leur position au PYD… Avant l’offensive sur Kobane, Reuters avait révélé que les Etats Unis envisageaient d’armer les organisations kurdes de Syrie à la condition préalable qu’ils « rompent leur alliance avec Assad ». Et cette exigence n’est bien sûr pas nouvelle car, ainsi que l’a révélé Foreign Policy, Washington poussait les Kurdes en ce sens depuis plus de deux ans.

Maintenant, les rêves des Etats Unis se réalisent grâce à l’EI. Le résultat des discussions entre le PYD et les Etats Unis reste encore imprécis, mais alors que les Etats Unis accentuent leur campagne aérienne contre les cibles de l’EI dans et autour de Kobane, la chose évidente est que ce que les Etats Unis ont mis sur la table a été accepté, au moins en partie, par la délégation du PYD. Notez que juste après ces discussions directes, le leader du PYD Saleh Muslim s’est rendu au Kurdistan irakien et a participé à une réunion avec Barzani et avec des politiciens kurdes syriens soutenus par Barzani. Lors de cette réunion, le PYD a promis un « partage de pouvoir » avec les groupes soutenus par Barzani pour l’administration de Rojava.

Donc, selon mon opinion, la victoire des Kurdes sur l’EI avec l’aide des Etats Unis ne pourra que décevoir les espoirs des gens de gauche pour les droits des peuples du Moyen Orient.

PS : notez que l’hypocrisie sans limites des médias grand public. Premièrement, la ville de Salamiyya située dans l’est de la province de Hama est attaquée par l’EI mais il n’y a pas un seul reportage sur la situation dans cette ville. L’envoyé spécial de l’ONU dit que ‘Kobane pourrait être un autre Srebrenica’ mais qu’est-ce qui nous attend si l’EI prend cette ville qui est pleine de « kouffar’ (mécréants, la population de la ville est constituée d’Alaouites, de Chiites, d’Ismaéliens et de Duodécimains). Deuxièmement, c n’est pas la première attaque de l’EI sur des zones à peuplement kurde. L’EI et ses alliés de l’époque – considérés comme des modérés – avaient attaqué des villes kurdes en 2013, mais les femmes combattantes kurdes n’ont pas fait les unes, ou personne ne parlait du rôle de la Turquie. Les médias parlaient au contraire de « l’alliance cachée entre Assad et les Kurdes de Syrie. »

The Angry Arab, 19 octobre 2014 (Traduit de l’anglais par Djazaïri)


 

Kobané, le «Stalingrad» du Moyen-Orient, et le rôle odieux d’Ankara

Taimoor Aliassi, représentant à l’ONU de l’Association pour les droits humains au Kurdistan d’Iran-Genève, dénonce la Turquie, complice de l’Etat islamique. Les preuves sont accablantes, estime ce Suisse d’origine iranienne

La brutale attaque des djihadistes de l’Etat islamique (EI) sur le Kurdistan irakien le 9 août dernier, puis sur la ville kurde syrienne de Kobané le 16 septembre, a bouleversé les zones kurdes et déclenché une réaction régionale et internationale importante. Ces événements remettent en cause la pérennisation en cours de certaines frontières et réveillent d’anciennes querelles entre les Kurdes et leurs voisins, notamment turcs.

Kobané est assiégée depuis un peu plus d’un mois par l’Etat islamique, à quelques kilomètres de troupes turques soigneusement cantonnées de l’autre côté du poste-frontière. La Turquie, membre de l’OTAN et de la coalition contre l’EI, refuse d’ouvrir sa frontière à l’aide internationale et empêche les volontaires kurdes syriens de retourner à Kobané pour défendre leur ville sur le point de tomber.

La ville et région de Kobané est l’un des trois cantons de Rojava, qui constituent désormais le Kurdistan syrien autonome. Cet ensemble institutionnel a été créé en 2012 suite au retrait de l’armée de Bachar el-Assad. Directement inspiré du modèle suisse, doté d’une constitution, il repose sur un système laïque, avec à sa tête une coprésidence composée d’une femme et d’un homme. Le kurde, l’arabe et l’assyrien en sont les langues officielles, tandis que 40% de ses forces militaires sont composées de femmes. Ce système pluraliste, original, où la mosquée est clairement séparée de l’Etat, où les femmes sont respectées et où les chrétiens, les Yézidis et les Assyriens vivent en bonne intelligence, est perçu comme une menace par les islamistes de l’EI et ceux de l’AKP (le parti au pouvoir d’Erdogan, ndlr). Les djihadistes de l’EI ont lancé le 16 septembre une vaste offensive pour prendre Kobané, s’emparant sur leur chemin de quelque 70 villages et contraignant 300 000 personnes à la fuite, dont plus de 200 000 se sont réfugiées en Turquie et des milliers en Irak.

Quant aux dirigeants turcs, ils semblent préférer l’EI aux Kurdes. Ils viennent en effet de mettre fin à une trêve de 18 mois en attaquant les bases militaires kurdes tenues par le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans la province de Hakkari (Kurdistan turc). Rappelons au passage que la Turquie est constituée d’environ 20 millions de Kurdes, soit près de 25% de sa population totale. La situation actuelle aurait pu être une opportunité, pour Ankara, d’améliorer ses relations avec le peuple kurde, et par là de résoudre la question kurde. Or, elle voit au contraire d’un très mauvais œil l’installation d’une région autonome kurde en Syrie dirigée par le Parti d’union kurde (PYD), proche du PKK.

Tout auréolé de ses performances économiques depuis dix ans, le gouvernement islamiste et néo-ottoman de Recep Tayyip Erdogan s’est permis, pour la première fois depuis l’occupation de Chypre en 1974, d’interférer dans les affaires intérieures des autres Etats en soutenant ouvertement l’ensemble des groupes islamistes contre le régime d’Assad et les Frères musulmans en Egypte ainsi que dans d’autres pays arabes. Par cette posture, la diplomatie turque se retrouve dans une situation intenable vis-à-vis de ses alliés américains, sans parler de son ambition à rejoindre la communauté européenne qui semble désormais définitivement reléguée aux oubliettes.

Les preuves de la complicité de la Turquie avec l’EI sont accablantes.

Selon diverses sources internationales crédibles, notamment américaines, Ankara aurait laissé passer environ 10 000 djihadistes en Syrie et en Irak. Des djihadistes seraient entraînés par l’armée turque, et les blessés soignés dans des hôpitaux turcs. En revanche, les autorités s’opposent fermement au retour des volontaires ou des réfugiés kurdes syriens à Kobané pour défendre leur ville. On les jette même en prison, comme ces 274 jeunes Kurdes syriens réfugiés qui croupissent dans une prison turque à Suruç, une ville frontalière turque. Autre preuve de cette complicité, une poignée de soldats turcs veillent à la sauvegarde du tombeau du père du sultan fondateur de l’Empire ottoman à Tal Abyad, une zone (en Syrie) contrôlée par les djihadistes.

Pour couronner le tout, la Turquie refuse à la coalition internationale l’utilisation de la base militaire de l’OTAN d’Incirlik. Elle accepterait plus vite, à tout prendre, de sortir de l’OTAN plutôt que de laisser s’installer à sa frontière une nouvelle région autonome kurde semblable au Kurdistan irakien.

De son côté, le PYD s’oppose à l’intervention turque au Kurdistan turc et s’oppose également à la création d’une «zone tampon» de sécurité sous les auspices d’Ankara. Il voit cette proposition turque comme un prétexte pour réduire l’autonomie kurde en Syrie. Le PYD demande à la communauté internationale et à la coalition d’ouvrir un corridor pour permettre l’acheminement des armes, des munitions et le retour des volontaires kurdes à Kobané. Le parti kurde demande également que cette expérience laïque et pluriethnique si originale que constituent les cantons de Rojava soit reconnue par la communauté internationale.

Pour les Kurdes de Turquie qui se sont révoltés contre la position turque et ont subi par contrecoup une répression sanglante ces dernières semaines, la chute de Kobané sera synonyme de la fin du processus de paix avec la Turquie.

La ville de Kobané est devenue un symbole de résistance contre l’EI et l’extrémisme. La prise de cette ville par les djihadistes serait considérée comme une victoire majeure et un échec irréparable pour la communauté internationale. Les combattantes et les combattants kurdes du PYD qui se battent héroïquement depuis cinq semaines contre les djihadistes sont déterminés à se battre jusqu’à dernière goutte de sang. La commandante des forces kurdes de Kobané, Mayssa Abdo, clame haut et fort que la résistance de la ville contre les islamistes de l’EI constituera le «Stalingrad» du Moyen-Orient.

La Turquie de son côté, en prenant position pour les islamistes contre les Kurdes, risque bien d’y perdre son âme et sa crédibilité internationale en allumant la mèche de nouveaux cycles de violences et de guerres urbaines, qui auront pour conséquence non seulement de stopper net son élan de développement et de prospérité économique, mais aussi de discréditer irrémédiablement son modèle d’Etat islamique libéral et laïque dans la région.


Préparez-vous à payer pour le régime néo-nazis ukrainien…

 

Le gaz à destination de l’Ukraine est toujours coupé par l’opérateur russe Gazprom, en attente du règlement de l’ardoise du gouvernement de Kiev qui se monte aujourd’hui à plus de 2.4 milliards d’euros. En l’état actuel, il manquera à l’Ukraine 5 milliards de mètres cubes de gaz pour passer l’hiver.

La dernière rencontre entre les présidents Poutine et Porochenko à Milan a cependant permis de débloquer le litige qui opposait le gouvernement ukrainien au fournisseur russe. Les deux hommes se sont mis d’accord sur un prix « intermédiaire » (jusqu’en mars) de 385  dollars le millier de mètres cubes contre 485 demandés initialement par Gazprom. Problème, cet accord demeure suspendu au paiement de la dette gazière de l’année dernière qui se monte encore à  plus de deux milliards d’euros. En l’absence de règlement, Gazprom ne rouvrira pas le robinet, ce qui risque de plonger non seulement l’Ukraine, mais également les Balkans, dans une crise énergétique en plein hiver, comme ce fut le cas en 2009.

Selon Vladimir Chizhov, l’ambassadeur de la Russie auprès de l’UE, Kiev attend que « l’aide internationale » règle sa facture, en menaçant une fois de plus de prendre les pays de l’UE en otage, en pompant illégalement le gaz russe transitant sur son territoire.

Le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk a en effet déclaré le 16 octobre qu’il pourrait « y avoir des problèmes en ce qui concerne les livraisons de gaz russe vers l’Europe » et que l’Ukraine ne pouvait pas « garantir le transit ininterrompu du gaz russe vers l’Europe dans le cadre du contrat de transit actuel », ce qui revient à dire que l’Ukraine  se donne le droit de voler le gaz  destiné aux européens…

Second problème, l’Ukraine est un état en faillite, qui n’a même plus les moyens de continuer la guerre et compte pour cela sur l’aide internationale. Cependant, son statut d’état fantoche aux mains de Washington et de l’OTAN lui a permis de récolter une multitude de prêts des alliés des états-unis et des institutions internationales. Petit tour non exhaustif de tous les généreux donateurs :

La Banque Mondiale a débloqué une aide d’un total de 3.5 milliards de dollars pour soutenir l’économie ukrainienne.

750 millions ont été débloqués au moi de mai pour la « politique de développement ». Il s’agit officiellement d’améliorer l’efficacité des réseaux de chauffage (ça tombe bien !) et des infrastructures urbaines, notamment de distribution d’eau.

500 millions ont étés débloqués en août à destination du secteur bancaire. En contrepartie, la Banque Mondiale « aidera » Kiev à réformer son secteur bancaire, il est notamment prévu d’organiser un vaste audit.

 Le FMI a prévu de débloquer 17 milliards d’euros en échange de « réformes structurelles ».

La contrepartie de l’aide financière du FMI a consisté en un vaste plan de privatisation du secteur énergétique ainsi qu’à une réduction de la dépense publique et une baisse des pensions des fonctionnaires. Le gouvernement ukrainien compte vendre 164 entreprises d’ici un an, principalement dans les domaines énergétiques et sidérurgiques, ainsi que dans l’agro-alimentaire, les rares secteurs économiquement viables de l’économie ukrainienne vont ainsi passer aux mains d’oligarques ou de fonds d’investissements US.

Le gouvernement a également mis en place une hausse de la taxe sur le gaz de l’ordre de 50%.

L’Ukraine a reçu 3,2 milliards de dollars du crédit promis par le FMI début mai et 1,39 milliard de dollars début septembre. Le Fonds Monétaire va également débloquer une nouvelle tranche d’aide de 2.7 milliards d’ici la fin de l’année. Cependant, le directeur Europe du FMI Paul Thomsen a dors et déjà noté que l’Ukraine pourrait avoir besoin d’une « aide financière supplémentaire » qui pourrait se monter à « 19 milliards US en cas d’un scénario défavorable et de la poursuite de combats dans l’est du pays en 2015″. Le scénario économique défavorable est déjà acquis : le Fonds prévoit en effet une chute du PIB de 6.5% cette année et une inflation à 19%. Quant à la poursuite des combats, tout dépend des subventions occidentales, cela semble donc en bonne voie…

L’Union Européenne, par l’intermédiaire de la commission, a adopté un programme d’aide de 11 milliards d’euros au mois de mars.

3 milliards d’euros proviennent directement du budget de l’UE (et donc de vos impôts, youpiii), les 8 autres proviennent de la Banque Européenne d’Investissement ( c’est le moment d’investir en Ukraine…) et de la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement.

A cela il faut ajouter 250 millions d’aide non remboursable à l’Ukraine (c’est cadeau !) destinés à « soutenir les nouvelles autorités de ce pays et à encourager les réformes ». C’est vrai que les néo-nazis de Svoboda se sentent de plus en plus seuls, ils sauront apprécier ce geste venant de véritables démocrates…

L’Allemagne a débloqué 525 millions d’euros afin de soutenir l’économie ukrainienne.

Selon le communiqué de la présidence ukrainienne, « l’Allemagne débloque 25 millions d’euros pour la construction de logements pour les personnes déplacées à l’intérieur du pays ainsi qu’un crédit de 500 millions d’euros destiné à restaurer l’infrastructure du Donbass« .

Oui, vous avez bien lu, l’Allemagne a débloqué 500 millions d’euros pour « rénover l’infrastructure du Donbass » (détruite par l’armée ukrainienne elle-même…) alors que cette région ne fait plus partie de l’Ukraine et n’en fera vraisemblablement plus jamais parti. De toute évidence cet argent ne peut que finir dans la poche des oligarques…

Le Japon a octroyé fin août 100 millions de dollars d’aide « macrofinancière »

L’aide « macrofinancière » est en réalité tout simplement destinée à éviter le défaut de paiement, mais « macrofinancière » ça fait tout de suite plus sérieux…

Les états-unis ont octroyé 290 millions de dollars d’aide et des « garanties financières » pour un montant d’1 milliard

C’est plutôt chiche alors qu’il s’agit des parrains du Maïdan, ils se sont cependant rattrapés par l’intermédiaire du FMI…

Fin septembre, Barack Obama a annoncé une rallonge de 25 millions de dollars, destiné à « couvrir la livraison d’équipements militaires et l’entraînement des forces armées ukrainiennes par le département de la Défense (5 M USD), ainsi que l’octroi d’aide non-létale provenant d’autres départements et institutions ». Voilà du concret.

Enfin, l’OTAN a prévu d’accorder 15 millions d’aide

« Selon M.Rasmussen, l’Alliance aidera Kiev à renforcer ses forces de sécurité dans les domaines de la cybersécurité, de la logistique, du commandement, du contrôle, des communications, ainsi que de la réhabilitation des soldats blessés dans les combats. »

Il faudra cependant expliquer à M Rasmussen qu’on ne « réhabilite » pas les soldats, on les soigne, à la rigueur…

Bon là, vous vous dites, ça fait beaucoup pour soutenir un gouvernement composé moitié d’oligarques corrompus, moitié de néo-nazis (en exagérant à peine). Mais rassurez-vous, tout ce pognon, ce n’est déjà pas assez :

L’Ukraine a besoin de beaucoup plus d’argent que l’Occident ne l’a promis, et 30 milliards de dollars d’assistance occidentale ne suffiront évidemment pas à Kiev, a estimé samedi le chef de la diplomatie ukrainienne Pavel Klimkine.

Le président Porochenko a lancé un vaste plan de modernisation de l’armée sur la période 2015/2017 pour un montant de 3 milliards d’euros. Cette somme (rappelez-vous, c’est en partie votre argent) devra servir à « moderniser, acheter et livrer à l’armée des avions, des hélicoptères, des navires de combats et des vedettes, et là, il ne s’agit que d’un modeste début ».

Rappelons ici que la guerre menée par l’armée ukrainienne dans le Donbass a fait plus de 3700 victimes civiles. 900 000 personnes auraient fuit les zones de combats selon l’ONU. Au 24 septembre,  390 000 réfugiés ukrainiens étaient enregistrés sur le territoire de la Russie.

Cependant, cela n’arrête pas nos « amis démocrates » à Kiev qui ont nommé le 14 octobre comme nouveau ministre de la défense le général Stepan Poltorak, qui a commandé les six derniers mois la garde nationale ukrainienne, principalement composée des néo-nazis de Secteur Droit, et qui s’est entre autre livrée à des exécutions de masse et probablement à du trafic d’organes… Selon RIA Novosti, les « observateurs indépendants estiment que Poltorak est un partisan convaincu des mesures militaires et policières draconiennes de nettoyage ethnique du Donbass et que sa nomination au poste de ministre de la défense signifie que Kiev est prêt à poursuivre la guerre dans le sud-est en appliquant la tactique de la «terre brûlée ».

Cela se fera donc avec notre argent.

Mieux (ou plutôt, pire), Stepan Poltorak a rencontré  le sous-secrétaire britannique aux Affaires étrangères Simon Fraser mi octobre pour l’informer des types d’aide dont l’armée ukrainienne avait besoin. Ce dernier l’a assuré que « le gouvernement britannique était prêt à apporter un concours multiforme à l’armée ukrainienne ».


 

Kiev demande à l’UE une rallonge de deux milliards d’euros pour payer le gaz russe.

(Photo d’illustration)
  • Notre dossier sur la situation en Ukraine

L’Ukraine a demandé aux Européens un «prêt additionnel de 2 milliards d’euros», une somme que lui réclame la Russie d’ici fin octobre pour reprendre ses livraisons de gaz suspendues en juin, a indiqué mardi la Commission européenne.

Cette demande «va maintenant être examinée en consultation avec le FMI et les autorités ukrainiennes», a ajouté un porte-parole de la CommissionSimon O’Connor, alors que se poursuivait à Bruxelles une rencontre UE-Ukraine-Russie pour garantir l’approvisionnement de l’Ukraine et des Européens en gaz russe cet hiver.

La Commission «fera une proposition au Parlement européen et au Conseil», qui représente les États membres, sur la base de cette évaluation. «Elle reste très engagée à soutenir l’Ukraine», a ajouté M. O’Connor.

Avec l’aide de l’UE, Kiev et Moscou discutent actuellement d’un «accord intérimaire» qui prévoit le paiement par l’Ukraine de 3,1 milliards de dollars de factures impayées au géant gazier russe Gazprom, dont deux milliards avant la fin octobre.

Cet accord est au centre d’une rencontre trilatérale entre le commissaire européen à l’Énergie, Gunther Oettinger, et les ministres russe, Alexander Novak et ukrainien, Iouri Prodan qui a débuté mardi en milieu de journée à Bruxelles.

Pour faciliter ce règlement, les présidents russe, Vladimir Poutine, et ukrainien, Petro Porochenko, avaient demandé vendredi à l’UE d’aider Kiev à surmonter ses difficultés financières.

L’UE et le FMI ont déjà placé sous perfusion l’économie ukrainienne. Bruxelles a promis à Kiev un soutien à moyen terme de 11 milliards d’euros, dont le plus gros en prêts bonifiés.


Ukraine: l'armée fait usage de bombes à sous-munitions (HRW)

Cluster_bombs

L'organisation non gouvernementale Human Right Watch (HRW) a dénoncé l'usage fait par l'armée ukrainienne de bombes à sous-munitions contre les séparatistes prorusses dans l'Est. Le délégué suisse du CICR a été tué par un de ces engins début octobre, selon HWR.

Dans un rapport publié dans la nuit, l'organisation dont le siège est à New York affirme avoir constaté "un usage répété de bombes à sous-munitions dans les combats entre les forces gouvernementales et rebelles prorusses dans plus d'une douzaine d'endroits, en ville comme à la campagne".

S'il est impossible de déterminer l'origine de la plupart de ces attaques, "des preuves désignent la responsabilité des forces gouvernementales ukrainiennes pour plusieurs attaques à Donetsk", le principal fief séparatiste, précise HRW.

Un village tenu par l'armée
L'attaque qui a coûté la vie à un employé du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), un Neuchâtelois de 38 ans, le 2 octobre à Donetsk, a été menée avec des roquettes à sous-munitions, affirme l'ONG.


 

Suicide : le mode d’emploi pour président et journaliste

Sur demande d’une vieille connaissance, aujourd’hui responsable de la rubrique "Débats et controverses" du quotidien l’Humanité, il m’arrive de publier des courts articles de 3000 signes. Voici le plus récent.

Maxime Vivas


William Blum est un écrivain et journaliste états-unien qui a travaillé au département d’État à Washington et avec un agent de la CIA à Londres. L’État voyou (Éditions Parangon, 2002), un de ses livres traduit en français, est devenu un best-seller après que Ben Laden en a recommandé la lecture. À rapprocher du redécollage des ventes du livre d’Eduardo Galeano, les Veines ouvertes de l’Amérique latine (Plon, 1981) après qu’Hugo Chavez l’eut offert à Barack Obama. Aujourd’hui, William Blum se réclame de la pensée socialiste. Son travail porte sur les agissements de la CIA.

Lisons ce qu’il ferait s’il était président des États-Unis : «  Si j’étais le président, je pourrais arrêter le terrorisme contre les États-Unis en quelques jours. Définitivement. D’abord je demanderais pardon – très publiquement et très sincèrement – à tous les veuves et orphelins, les victimes de tortures et les pauvres, et les millions et millions d’autres victimes de l’impérialisme américain. Puis j’annoncerais la fin des interventions des États-Unis à travers le monde et j’informerais Israël qu’il n’est plus le 51e État de l’Union mais – bizarrement – un pays étranger. Je réduirais alors le budget militaire d’au moins 90 % et consacrerais les économies réalisées à indemniser nos victimes et à réparer les dégâts provoqués par nos bombardements. Il y aurait suffisamment d’argent. Savez-vous à combien s’élève le budget militaire pour une année ? Une seule année. À plus de 20 000 dollars par heure depuis la naissance de Jésus-Christ. Voilà ce que je ferais au cours de mes trois premiers jours à la Maison-Blanche. Le quatrième jour, je serais assassiné.  »

Et voyons ce que je ferais pour arrêter en quelques jours (définitivement) l’enfumage débilitant du peuple souverain si, bien costumé, cravaté et bien peigné, je présentais le journal télévisé de 20 heures : «  D’abord, je demanderais pardon – très sincèrement – à tous les téléspectateurs, surtout les pauvres, victimes du bourrage de crâne sur le trou de la Sécu, le Smic trop élevé, les retraités trop payés, les étrangers trop nombreux, les étudiants trop coûteux, le Code du travail trop épais, etc. Puis j’annoncerais la fin de l’hégémonie de la pensée unique dans les “grands” médias et j’informerais Pierre Gattaz qu’il n’est plus le patron des patrons de presse, mais – bizarrement – un citoyen lambda. Je réduirais le salaire des animateurs des émissions de variété et consacrerais les économies réalisées à réparer, par des formations gratuites, les dégâts provoqués dans les cerveaux par nos bombardements idéologiques. Il y aurait suffisamment d’argent. Savez-vous à combien s’élève le salaire mensuel d’un animateur-bonimenteur-décérébré, vedette et cumulard (télé + radio + journaux) ? Jusqu’à cent fois le Smic. Voilà ce que je ferais au cours de mes trois premiers jours au JT de 20 heures. Le quatrième jour, je serais viré comme un malpropre.  »

La prudence de François Hollande et de David Pujadas prouve leur don de voyance : ils ont lu ce billet avant que je l’écrive.

Maxime Vivas.


 

Celui qui se sent insatisfait, malheureux, a tendance à attribuer ce malaise à un manque et il attend qu’une personne, ou un objet, vienne combler ce manque. Mais la solution n’est pas là. La solution, c’est que malgré cette sensation de malaise, de manque, lui-même se décide à apporter quelque chose aux autres, à les aider, les soutenir, les consoler, participer à leurs activités. À ce moment-là, une nouvelle vie commence à circuler en lui et la sensation de manque disparaît peu à peu. Il comprend qu’en cherchant à apporter quelque chose de bon à son entourage ou même à des inconnus, déjà il reçoit une force, un soutien… Tandis que celui qui n’apporte rien, quoi qu’on lui donne, il ne reçoit rien. La vie est fondée sur les échanges : recevoir et donner ; donner et recevoir. Et même si on ne vous donne rien en échange de ce que vous avez donné, du simple fait que vous avez donné, intérieurement vous recevez.

 

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Commentaires sur 11 OC ou 22 octobre 2014

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