4 la stabilité

Akbal : la maison, le rêve .

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Défi de vie : Rigidité mentale, perte de contrôle.   

Solution de vie : Devenir un constructeur de systèmes, stabiliser les fondations  de ce qui est existe.

Lavage-de-cerveau

« C'est une erreur de penser que les politiques sont impuissants ou incapables, ou ne comprennent pas, en faisant comme s'ils servaient l'intérêt général. Pour servir l'intérêt général, effectivement, ils ne sont pas bons. Si on renverse la perspective en comprenant que, finalement, ces gens-là servent les intérêts de ceux qui les ont fait élire, et qui sont les 1 % les plus riches de la population, à ce moment-là, ce n'est plus du tout une catastrophe. C'est une réussite formidable. Tout se passe comme prévu. 

La sécurité sociale est détricotée, le chômage se porte à merveille, ce qui permet de tenailler les salaires et d'avoir des bas salaires donc des hauts profits. Donc, tout se passe bien en fait du point de vue des 1 % qui se gavent comme jamais. Les banques qui devraient être en prison pour faillite frauduleuse : leurs patrons se font mieux payer que jamais et arrivent maintenant aux gouvernements des différents pays [2]. Je trouve que la situation n'est pas du tout catastrophique pour ceux qui financent les campagnes électorales des élus. 

Et je trouve que là, de ce point de vue, c'est assez logique, Hollande sert les intérêts de ceux qui l'ont fait élire en le passant à la télé, dans les journaux. 

Pourquoi une banque achète-t-elle Libération ? Pourquoi une banque achète-t-elle Le Monde. Pourquoi le Crédit Mutuel achète-t-il le quart de la presse quotidienne régionale ? C'est pour gagner les élections et qu'ensuite les élus rendent des comptes à ceux qui les ont fait élire. 

Le problème c'est que nos élus ne doivent rien aux électeurs. Que vous votiez ou que vous ne votiez pas, si ce n'est pas vous ce sera un autre. Ceux qui vont voter c'est ceux qui regardent la télévision et qui ne sont pas politisés. 

Il faut qu'ils passent beaucoup à la télévision. Si vous regardez les curseurs, c'est incroyable la similitude entre les courbes de passage à la télé et les résultats aux élections. Il suffit de monter les curseurs des challengers. Vous les montez à 10 ou 15 % et ça va donner l'impression de la pluralité. Et les deux partis qui ont la même politique de droite dure (qui s'appellent gauche et droite, mais en fait ils ont la même politique pour les industriels et les banquiers), des multinationales en fait, eh bien vous mettez leurs curseurs plus hauts et ils vont être élus, l'un ou l'autre en fait peu importe ils vont faire la même politique. 

Alors évidemment les gens sont gentils, ils croient les candidats au moment des campagnes électorales et c'est ça, c'est notre gentillesse qui fait la déception après. Mais enfin, après 200 ans d'échec du suffrage universel qui permet aux riches d'acheter le pouvoir politique... Depuis qu'ils écrivent les Constitutions, ces gens-là ont mis en place un Système, d'abord censitaire (là, au moins, c'était clair), et ensuite universel quand ils se sont aperçus [qu'il n'y avait aucun risque]. Tocqueville disait, très tôt, donc début du XIXe siècle : « Je ne crains pas le suffrage universel, les gens voteront comme on leur dira ». Et ça fonctionne, ça fonctionne très bien. 

Donc le fait de désigner des Maîtres au lieu de voter des lois est une imposture politique. Nous ne sommes pas en démocratie. En démocratie nous voterions nos lois, nous-mêmes, un vote, une voix pour voter des lois, pas pour désigner des maîtres. Le fait de nous imposer de désigner des maîtres est une supercherie. Ça donne un résultat ploutocratique avec des riches qui dirigent depuis 200 ans. 

Alors aujourd'hui on arrive dans une crise parce que le capitalisme n'arrive pas à verser suffisamment de salaires pour vendre sa camelote. Alors effectivement ils prétendent que le Système est en crise, en crise comme si c'était un accident. Mais ce n'est pas du tout un accident. Les choses se passent comme d'habitude avec une impuissance politique, mais cette impuissance politique est programmée. Il y a un endroit où il est écrit que le peuple n'a aucune puissance : ça s'appelle la Constitution. Le problème c'est que tout le monde s'en fout. Nous nous foutons de la Constitution, c'est bien fait pour nous. Ce n'est pas la faute des affreux qui dirigent, c'est notre faute à nous de ne pas écrire notre Constitution dans laquelle nous prévoirions notre puissance. (...) Notre impuissance tient à notre démission du processus constituant. »